| |
|
Mike Davis : 40 ans d'agitation urbaine
Jeudi 12 juin à 19h00
La librairie Le Genre urbain est heureuse de recevoir Mike Davis, personnage inclassable dans la recherche urbaine. A la fois sociologue, historien, anthropologue, il est de tous les combats sociaux et urbains depuis près de 40 ans. Cette soirée est organisée en collaboration avec les Editions de La Découverte, Les Prairies ordinaires et l'IPRAUS.
Attention, exceptionnellement, cette rencontre aura lieu à l'Ecole d'Architecture de Paris Belleville - 78, rue Rébeval - 75019 Paris
Le Programme des Nations unies pour le développement prévoit qu'en 2020 plus de deux milliards de personnes vivront dans des taudis. Les habitants des bidonvilles représentent déjà près de 80 % de la population urbaine des pays les moins développés. Et demain, l'essentiel de la croissance démographique mondiale aura lieu dans les zones urbaines de ces pays, notamment dans leurs bidonvilles. Nous retrouvons, en ce début du XXIe siècle, le monde de Charles Dickens et d'Emile Zola. L'énorme bidonville de Kibera (Nairobi), par exemple, a plus d'habitants au mètre carré que les quartiers délabrés du Lower East Side, à New York, dans les années 1900. Si rien ne change, l'humanité future habitera dans des cartons : elle sera plus proche des premières habitations connues, au Proche-Orient, il y a huit mille ans, que de la vision futuriste d'une humanité logée dans des tours de verre et d'acier... Mike Davis - Télérama.fr
Le pire des mondes possibles
Mike Davis
La Découverte
2007
10.00 €
|
 |
|
Villes & résistances sociales
Mardi 20 mai à 19h30
Rencontre-débat avec la revue Revue Agone n° 38/39 intitulé
Villes & résistances sociales.
Extraits :
"La volonté de non-savoir", Jean-Pierre Garnier
Dans le milieu de la recherche urbaine comme ailleurs, les vastes systèmes d’interprétation échafaudés dans l’intention de « comprendre le monde pour le transformer » ont cédé la place à des « paradigmes locaux » où le descriptif succédait au prescriptif. En fait, sous couvert de « démarche plus compréhensive qu’explicative », l’esprit critique sera peu à peu évincé au profit d’une apologie plus ou moins subtile de l’ordre des choses.
"Art Security Service", Bernard Mulliez (film)
Au printemps 2005, le promoteur immobilier Robelco, frappe les trois coups médiatiques d’un projet de « revitalisation » des Galeries Ravenstein à Bruxelles en y accueillant des galeries d’art. Véritable épure des méthodes de gentrification, le film retourne également les armes de l’art contemporain contre son utilisation pour délégitimer les classes populaires.
Revue Agone n° 38/39 : Villes & résistances sociales
format 15*21 cm - 322 pages + 1 DVD (2 h 30)
Agone éditeur
2008
30.00 €
|
 |
|
La chasse aux enfants
Jeudi 15 mai à 19h30
Rencontre – débat avec Miguel Benasaya, Angélique del Rey et des membres de RESF (Réseau Éducation sans frontières) autour de leur livre : La chasse aux enfants : L'effet miroir de l'expulsion des sans-papiers (La Découverte)
Cet ouvrage est un signal d'alarme lancé par les philosophes Miguel Benasayag et Angélique del Rey, et des membres du Réseau Éducation sans frontières (RESF), confrontés quotidiennement à la réalité de la traque des sans-papiers et de leurs enfants scolarisés en France. Il montre que la politique discriminatoire dont ces derniers sont l'objet a des conséquences beaucoup plus profondes qu'il n'y paraît, puisque c'est la société tout entière qui est traumatisée quand elle est amputée de certains de ses membres : les violences faites aux migrants étant des atteintes à ce qu'ils sont et non à ce qu'ils font, elles provoquent de profonds chocs psychologiques. Cela vaut en particulier pour les camarades de classe des "enfants chassés", confrontés à d'insupportables contradictions quand les valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité sont bafouées au nom d'une certaine conception de l'ordre et de la tranquillité sociale, quand des enseignants, des responsables d'établissement ou des parents doivent s'opposer ouvertement aux agents de la force publique qui procèdent aux arrestations ou aux expulsions, quand l'autorité scolaire ou parentale doit contredire une autorité censée assurer la sécurité de tous.
La chasse aux enfants : L'effet miroir de l'expulsion des sans-papiers
Miguel Benasayag, Angélique del Rey et RESF
La Découverte
2008
10.00 €
|
 |
|
Une histoire de la vie quotidienne en Russie
Mardi 13 mai à 19h30
Une histoire de la vie quotidienne en Russie
avec les éditions du Sextant et en présence des auteurs
Katerina Azarova, "L'appartement communautaire. L'histoire cachée du logement soviétique" et Hélène Yvert-Jalu, "Femmes et famille en Russie d'hier et d'aujourd'hui".
"L'appartement communautaire. L'histoire cachée du logement soviétique".
Quelle était la vie quotidienne des citadins en URSS ? L'histoire de l'appartement communautaire, qui représenta le logement majoritaire dans les grandes villes soviétiques, commence après la Révolution de 1917. Dès décembre 1918, les appartements des immeubles de rapport et les hôtels particuliers sont divisés en parties individuelles et en parties communes. Retraçant les utopies qui donnèrent naissance aux différents types de logements collectifs, s'appuyant sur de nombreux textes législatifs mais aussi sur des témoignages d'habitants, Katerina Azarova nous plonge dans l'univers labyrinthique et exacerbé de la vie communautaire.
"Femmes et famille en Russie d'hier et d'aujourd'hui".
A travers l'étude minutieuse de la condition féminine et de la vie familiale avant la Révolution puis dans le "laboratoire" soviétique et notamment dans l'appartement communautaire, c'est toute la spécificité de la Russie qui s'éclaire. La paysanne, la nihiliste, la babouchka, la camarade, "la mère qui travaille" ou même Anna Politkovskaia, autant d'héroïnes russes qui ont aussi régné sur la cuisine commune, l'approvisionnement, les enfants.
L'appartement communautaire. L'histoire cachée du logement soviétique
Katerina Azarova
Le Sextant
2007
26.00 €
Femmes et famille en Russie d'hier et d'aujourd'hui
Hélène Yvert-Jalu
Le Sextant
2008
23.00 €
|
 |
|
Vivre sa ville !
Mardi 15 avril 19h30
Rencontre - débat autour du livre de Sibylle Vincendon : Petit traité des villes à l'usage de ceux qui les habitent (Hachette Littératures)
Vous croyez que vous ne comprenez rien à l'urbanisme, que c'est un domaine réservé aux politiques, aux architectes et aux marchands de béton ? Pourtant vous circulez dans la ville, vous utilisez ses équipements : la gare, l'hôpital, le lycée ; vous admirez la beauté de certains quartiers, vous déplorez la laideur de certaines constructions. C'est en ville que vous travaillez, que vous aimez, que vous évoluez. Sans même y réfléchir, c'est là où vous avez vos racines, c'est là que vous construisez votre vie. C'est même là où vous votez. Il est temps de vous réapproprier votre ville. Pour ne pas la laisser aux seules mains des technocrates et des promoteurs. Il vous manquait juste un Petit traité des villes à l'usage de ceux qui les habitent. Un livre sensible, accessible, indispensable.
Sibylle Vincendon est rédactrice en chef adjointe à Libération. De 2003 à 2007, elle a conçu et coordonné les cahiers " Villes " mensuels.
Petit traité des villes à l'usage de ceux qui les habitent
Sibylle Vincendon
Hachette Littératures
2008
16.00 €
|
 |
|
|