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l'avenir est au parc à thème !
Mercredi 9 juin à 20h00
Rencontre - débat avec Bruce Bégout autour de son livre : Le Park (allia)
L’île éveille d’ordinaire tout l’imaginaire des fictions utopiques. Or, ici, elle devient le lieu idéal du ParK, condensé insolite de toutes les formes de parcs imaginés par les hommes. Le cerveau du projet, Litch, y vit dans une tour d’ivoire. Il est le théoricien de ce qu’il nomme la neuro-architecture, fondée sur les ressorts les plus subtils de la psychologie humaine. Le ParK est un laboratoire à ciel ouvert où s’expérimentent, à la vue de tous, les pratiques futures et coercitives du contrôle social. A la manière des hommes qui y vivent, prisonniers de leur cadre de vie, le lecteur explore à son corps défendant ce lieu étrange, se heurte à l’insolite et à l’effroyable. Il s’invite à l’une des tables de jeux de l’hôtel casino Todeskamp 1, le bruit des machines à sous se mêlant au couinement plaintif de sommiers. Il pénètre les Quartiers des solitaires ou se retrouve, dans le Conservatoire des Cris, à entendre les infinies nuances de la souffrance humaine… Bien qu’élu, l’âme de cet aventurier d’un genre nouveau est mise à mal malgré les plus beaux atours de l’enchantement. Une critique irrévocable des conditions de refoulement de l’angoisse.
Le Park
Bruce Bégout
Allia
2010
6.10 €
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Contre l'architecture
Jeudi 6 mai à 20h00
Rencontre - débat avec Franco La Cecla autour de son livre : Contre l'architecture (Arléa)
"Contre l'architecture" est une charge érudite contre l'esprit dans lequel travaillent actuellement les grands architectes. À travers une multitude d'exemples - New York, Tirana, Barcelone, ou encore Paris et ses banlieues -, l'auteur stigmatise les fourvoiements d'une profession qui, selon lui, a dénaturé sa fonction. L'architecture est devenue un jeu formel où l'on a perdu de vue le bien public, ce qui est désastreux pour la ville et ses habitants. Franco La Cecla s'insurge contre la transformation des villes en "marques" labellisées, et insiste sur la nécessité de repenser l'espace urbain et les pratiques architecturales afin de protéger et d'améliorer nos conditions de vie. La crise des banlieues, la détérioration de l'environnement, l'épuisement des ressources, tout devrait nous pousser à réagir pour éviter que nos villes deviennent inhabitables.
Contre l'architecture
Franco La Cecla
Arléa
2010
15.00 €
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Retour à Chicago
Mardi 18 mai à 20h00
Rencontre - débat avec Jean Castex autour de son livre : Chicago 1910-1930 - Le chantier de la ville moderne (Éditions de La Villette)
Partie de rien en 1830, Chicago a longtemps figuré comme l'une des villes les plus dynamiques des Etats-Unis. De la Columbian World's Fair de 1893, quand Chicago se rêve une ville blanche et revendique son rang de grande métropole à l'exposition A Century of Progress de 1934 qui vise à asseoir son insolente modernité, prennent place une série de transformations que traque Jean Castex. La rivière voit son cours remodelé et permet ainsi le développement du " Loop ", ce quartier d'affaires et de commerces qui constitue le coeur même de la ville. Mais ce centre manque d'espace constructible, il va falloir bâtir sur les énormes voies de chemins de fer qui ont fait sa prospérité, bref inventer du terrain à bâtir. Alors le sol se complexifie en un socle parcouru par tout sorte de réseaux superposés. Ainsi naissent les rues à étages que bordent des édifices aux caractères novateurs, proposant des cohabitations d'activités inattendues, véritables édifices hybrides. Une telle mixité d'occupation requiert des prouesses d'invention structurelle que seule l'alliance d'ingénieurs et d'architectes permet. Ces travaux de voiries, d'urbanisme et d'architecture anticipent les transformations advenues aux autres villes notamment européennes depuis lors, y compris en ce XXIe siècle naissant.
Chicago 1910-1930 - Le chantier de la ville moderne
Jean Castex
Éditions de La Villette
2010
35.00 €
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Retour sur la mixité sociale
Jeudi 8 avril à 20h00
Rencontre - débat avec l'équipe de la revue Espaces et sociétés autour du numéro : paradoxes de la mixité sociale (Eres)
Le terme de « mixité sociale » est à la mode. En France comme à l’étranger, il émaille les discours et propositions des « décideurs » urbains locaux et nationaux. C’est une notion vide de sens pour les uns, car elle peut désigner tout et son contraire. Pour les autres, elle est un outil pour lutter contre les ghettos urbains. Ce numéro présente la situation à Boston, Londres et Montréal ; il tente aussi un bilan de la loi française Solidarité et renouvellement urbains au bout de dix ans. Il pose la question : « la mixité sociale telle qu’elle est pratiquée en France viendrait-elle paradoxalement renforcer le ghetto ? ».
Extrait : La question de la mixité sociale hante les sciences de l’urbain depuis déjà quatre décennies, avec la parution d’un célèbre article de Jean-Claude Chamboredon et Madeleine Lemaire (1970), qui doit être parmi les plus cités dans le domaine. À l’époque, le peuplement des grands ensembles de logements sociaux de construction récente réalisait une certaine mixité sociale, imposant aux classes moyennes et populaires de cohabiter ; en s’inspirant de Norbert Elias, ces auteurs rappelaient que proximité physique n’impliquait pas échange social. Depuis, « l’eau est passée sous les ponts » ; ce constat a perdu de sa pertinence dans le cas des grands ensembles, car ceux-ci ont vu les ménages de classe moyenne partir progressivement ; désormais, ils abritent essentiellement les ménages les plus défavorisés. Mais le « couple » de la proximité spatiale et de la distance sociale vaut pour un large éventail de nouvelles situations de cohabitation résidentielle.
Espaces et Sociétés n° 140-141
Paradoxes de la mixité sociale
Eres
2010
28.00 €t
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