| |
|
les "nouveaux" pouvoirs
Jeudi 4 mars à 20h00
Rencontre - débat avec Yves Citton autour de son livre : Mythocratie. Storytelling et imaginaire de gauche (Amsterdam)
Comment comprendre le «pouvoir doux» (soft power) que mobilisent nos sociétés mass-médiatiques pour conduire nos conduites, pour nous gouverner ? Comment en infléchir les opérations pour en faire des instruments d’émancipation ?
Cet ouvrage tente de répondre à ces questions en croisant trois approches. Il synthétise d’abord le nouvel imaginaire du pouvoir qui fait de la circulation des flux de désirs et de croyances la substance propre du pouvoir. Il se demande ensuite ce que peut un récit, et en quoi les ressources du storytelling, qui ont été récemment accaparées par des idéologies réactionnaires, peuvent être réappropriées pour des politiques émancipatrices. Au carrefour des pratiques de narration et des dispositifs de pouvoir, il essaie surtout de définir un type d’activité très particulier : la scénarisation.
Mettre en scène une histoire, articuler certaines représentations d’actions selon certains types d’enchaînements, c’est s’efforcer de conduire la conduite de celui qui nous écoute – c’est tenter de scénariser son comportement à venir. C’est ce pouvoir de scénarisation, tel qu’il s’exerce au Journal de 20 heures ou dans la publicité, mais aussi dans nos conversations quotidiennes, qui décide du résultat des élections, des emballements boursiers, des montées du racisme, des contagions d’indignation ou de l’invention collective d’autres mondes possibles. Cet essai tente d’en baliser les contours généraux et d’en suggérer des usages émancipateurs.
Mythocratie. Storytelling et imaginaire de gauche
Yves Citton
Amsterdam
2010
17.00 €
|
 |
|
Anthropologie de la ville
Jeudi 11 mars à 20h00
Rencontre - débat avec Michel Agier autour de son livre : Esquisses d'une anthropologie de la ville. Lieux, situations, mouvements (Academia)
Au moment où la ville, dit-on, se "défait", le regard anthropologique s'avère plus nécessaire que jamais pour retrouver, sans préjugé ni modèle a priori, les genèses et les processus recréant sans cesse et partout l'espace partagé de la ville. Michel Agier a enquêté pendant plusieurs années dans les quartiers périphériques, les établissements précaires et les campements, en Afrique noire, en Amérique latine et plus récemment en Europe. Sur cet ancrage ethnographique, il propose des pistes pour répondre à la question du "faire ville" aujourd'hui. A partir de trois entrées ou "esquisses" distinctes et convergentes - les savoirs (La ville des anthropologues), les espaces (La ville à l'oeuvre) et les situations (La ville en mouvements) -, l'ouvrage défend la possibilité et l'utilité pour tous (habitants, concepteurs, observateurs et réformateurs) d'une conception anthropologique de la ville.
Esquisses d'une anthropologie de la ville. Lieux, situations, mouvements
Michel Agier
Academia
2009
18.50 €
|
 |
|
Une "violence" urbaine
Jeudi 18 mars à 20h00
Rencontre - débat avec Jean-Pierre Garnier autour de son livre : Une violence éminemment contemporaine. Essais sur la ville, la petite-bourgeoisie intellectuelle et l’effacement des classes populaires (Agone)
Synthèse de quarante ans d’observation des réalités urbaines, ce livre examine les transformations provoquées par un mode de gestion politique des villes laissant, au détriment du « droit à la ville », la part belle aux appétits économiques. Ces écrits souvent polémiques renouent le fil de la continuité historique et sociologique entre l’« assassinat de Paris » (décrit par Louis Chevalier à la fin des années 1970), l’essor d’une nouvelle petite bourgeoisie inféodée aux pouvoirs en place, et l’effacement politique des classes populaires avec les « crises urbaines » qui font l’actualité médiatique. « Crise des banlieues », « crise du logement », « SDF » : autant de symptômes dont le traitement social (et aujourd’hui sécuritaire) est voué à l’échec faute de reconnaître le conflit d’intérêts fondamental opposant la majorité des usagers de la ville et les spéculateurs. Enfin, ce livre dévoile la manière dont les multiples innovations (qui visent à donner l’illusion qu’on peut réconcilier magiquement les contraires) exercent une violence symbolique ne faisant que redoubler celle, bien réelle, qui s’exerce sur des citadins de plus en plus nombreux à être dépossédés de leurs villes.
Une violence éminemment contemporaine. Essais sur la ville, la petite-bourgeoisie intellectuelle et l’effacement des classes populaires
Jean-Pierre Garnier
Agone
2010
18.00 €
|
 |
|
Ecologie urbaine
Mercredi 31 mars à 20h00
Rencontre - débat avec Olivier Coutard et Jean-Pierre Levy autour du livre collectif : Écologie urbaine (Economica)
Cet ouvrage est issu des travaux du groupe interdisciplinaire de chercheurs qui a eu en charge la préfiguration du programme interdisciplinaire de recherche Ville et Environnement du CNRS (www.pirve.fr). Il présente l’originalité d’explorer de manière systématique, raisonnée et critique les principaux courants de recherches thématiques ou disciplinaires relevant du champ « ville et environnement ». Il ne s’agit donc pas d’illustrer telle ou telle approche par une étude de cas plus ou moins approfondie, comme cela est fait généralement, mais de rendre compte de l’état des connaissances scientifiques dans le champ dans son ensemble. Réunissant les contributions d’une vingtaine d’auteurs, l’ouvrage propose ainsi un état de la connaissance scientifique – résultats acquis, controverses, questions vives – sur les relations entre des sociétés urbanisées et leurs environnements naturels et construits. Son objectif est d’éclairer le lecteur sur les interactions complexes, aux différentes échelles spatiales (locale, régionale, planétaire) et temporelles (court, moyen, long terme), entre les diverses dimensions (humaine, sociale, politique et culturelle, matérielle, écologique…) du fonctionnement et de l’évolution des systèmes urbains.
Écologie urbaine
Olivier Coutard et Jean-Pierre Levy (sous la direction de)
Economica
2010
29.00 €
|
 |
|
|